L'histoire des Peligot-Pligot

J'ai collationné tous les porteurs de ce patronyme dans le bocage bourbonnais.
J'ai reconstitué trois branches principales
-Tronget
-Fleuriel
-Chatel de Neuvre
Elles convergent toutes les trois vers Le Theil, je n'ai pas trouvé les pièces du puzzle pour pouvoir les relier à un ancêtre commun qui ne peut qu'avoir existé.

Nous avons ici un exemple d'une syncope fréquente dans le bocage bourbonnais. L'évolution phonétique de Peligot en Pligot (mais aussi de Gaberat en Gabrat le patronyme de ma grand-mère maternelle) en est un autre exemple. Elle s'est produite sur une cinquantaine d'année un peu avant et un peu après la révolution.

J'ai également trouvé une vingtaine d’orthographes dans les registres mais cela est du à l'imagination débordante de nos chers desservants

Remarque: Tout ce que je possède comme info et comme acte est mis en ligne dans Geneanet

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Les Pligot de Tronget

Le couple le plus ancien que connaisse est Alexandre Peligot et Marie Clage
Je leur ai trouvé quatre enfants
-Jacques né en 1711 à Tronget
-Claude mon sosa 512
-Blaise décédé en 1751 à l'âge de 27 ans environ
-le père de Jean décédé en 1779 à Gipcy (à approfondir)
Alexandre est décédé jeune laissant Marie et ses enfants à élever. Je ne lui connais pas de remariage.

Un jour que je fouillais une collection d'actes notariés, aux Archives Départementales de Moulins, je suis tombé par pur hasard sur le contrat de mariage entre Claude et Marie Charbonnier.

Antoine Charbonnier, laboureur, et son épouse, ne pouvant payer les 3 ans d'arriéré de salaire qu'ils devaient à Claude leur donna leur fille Marie pour solde de tout compte. Voilà comment Claude sorti de son précaire état pour devenir un laboureur établit aux Gabeliers de Tronget.

Je connais 3 enfants à ce couple dont Antoine mon sosa 256

Marie décèdera probablement en accouchant de sa fille Marie à l'âge de 27 ans. Le couple habitaient les Berauds.

Comme un malheur n'arrive jamais seul il fut trouvé du charbon de bonne qualité et d'extraction pas trop difficile sur ces deux domaines. voir les nombreuses études faites sur ces mines. Cependant l'exploitation du sol devint si compliqué que Claude du s'exiler. Il est inhumé à Franchesse

Antoine a suivi son père car il épousa Jeanne Gagnepain, une fille de Franchesse à Couzon

Je leur connais 11 enfants successivement nés à Couzon, puis Pouzy-Mésangy, Franchesse et enfin à Saint-Menoux où se terminera cette vie d'errance des Pligot.

Depuis avant le révolution nous sommes des bredins.

Charles Pligot (sosa 128) et Gilberte Joly

Pierre Pligot (sosa 64) et Madeleine Mayet

Ont vecu les joies et les peines de leur vie d'humbles gens de labeur en différents endroits de Saint Menoux.

Les premiers ont pleinement vécu trois grosses révolutions dans leur existance de tous les jours.

Il leur a fallu modifier leurs repères administratifs avec la création des départements. Le plus difficile fut le redécoupage des évêchés avec la création de celui de Moulins au dépend de trois autres. Réglé avec le concordat de 1801.

Il faut s'imaginer leur abandon de tous leur système de mesure, le pied, l'arpent, la toise, la pipe, le boisseau etc etc pour le système métrique

Enfin celui qui ne survécu pas est le calendrier républicain, Mettez vous un peu à leur place. Aujourd'hui il y a des milliers de personnes dans la rue pour bien moins que ça

Gabriel Pligot (sosa 32) mouru jeune laissant Anne Duranton seule avec 7 ou 8 de leurs 12 enfants. Pour deux d'entre eux je n'ai pas encore trouvé leur décès.

Ce fut très dure pour elle puisqu'il est précisé au recensement de 1876 qu'elle est indigente secourue par la charité avec encore trois enfants de moins de 10 ans à élever. Nous retrouvons beaucoup des autres placés comme domestiques dans des familles du village.

Les Duranton étaient sabotiers depuis plusieurs générations d'abord dans le bois des Colettes puis dans la forêt de Grosbois.

Pierre Pligot (sosa 16) dit le peupeu. Lui aussi épousa la fille de ses patrons Jean Mathonat et Suzanne Augot metayers au Goutet . J'ai souvenir de Rose que j'ai connue vivante, Elle est née au Goutet comme ses enfants et ses petits enfants.

Nous sommes aller très souvent nous faire débrediner. En face de la porte d'entrée latérale de l'église il y a le statue de Saint Roch et dessous une vieille chaise toute vermoulue. C'était celle du peupeu qui assistait toujours à la messe sous la protection du saint. Lors de ma dernière visite, l'église est devenue toute pimpante mais plus de chaise.

De la classe 1918 il n'est parti qu'en 17 mais il en est revenu blessé pour en perdre un bras de beaucoup de ses poumon, mais récompensé de la croix de guerre et de la légion d'honneur.

Pensionné à plus de 100% il a été rapelé en 1940 à son ancien métier de facteur. Il a choisi l'affectation de Tronget car l'air y était adapté à sa tuberculose. Il n'aura jamais su qu'il revenait sur les pas de ses ancêtres et qu'il cousinait avec une grande majorité du village.

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